Comprendre
Mis à jour le 6 octobre 2026
Cette page pose les notions communes à toutes les personnes que la démarche mobilise, consultant compris : ce qu'on compte, pourquoi on le compte, et ce que veulent dire les résultats. Elle peut servir de base avant un atelier.
Pourquoi compter
Les gaz à effet de serre émis par l'activité humaine s'accumulent dans l'atmosphère et réchauffent le climat. Le sixième rapport du GIEC, approuvé par les 195 États membres, tient l'influence humaine pour établie sans équivoque, et la combustion du charbon, du pétrole et du gaz en est la première source. Une partie des changements déjà engagés est irréversible à l'échelle de siècles.
L'Accord de Paris fixe l'objectif de contenir le réchauffement nettement sous 2 °C, en visant 1,5 °C. L'Union européenne s'est engagée à réduire ses émissions nettes d'au moins 55 % en 2030 par rapport à 1990. La France vise la neutralité carbone en 2050, ce qui suppose de diviser par six les émissions de son territoire par rapport à 1990 : à cette date, les émissions résiduelles du pays doivent être compensées par ses puits de carbone.
Un bilan d'émissions montre où se concentrent les émissions de l'organisation. Deux ou trois postes font souvent les trois quarts du total, et les décisions portent ensuite sur ces postes.
De l'énergie au climat, du climat à l'entreprise
Une organisation dépend du carbone par l'énergie qu'elle brûle, et aussi par tout ce qu'elle achète, transporte et vend. Chaque flux carboné dont son activité dépend est une exposition. La méthode Bilan Carbone® en tire deux familles de risques, à identifier dès le cadrage de la démarche.
- Les risques de transition naissent de la réponse de la société au changement climatique. Ils sont réglementaires (taxe carbone, obligations de reporting, encadrement de certains produits, ajustement carbone aux frontières), d'image et de réputation (attentes des clients et des investisseurs, recrutement, contentieux pour inaction), de marché et de technologie (prix de l'énergie et des matières premières, concurrence d'offres moins carbonées).
- Les risques physiques naissent du climat lui-même : des événements extrêmes plus fréquents ou plus intenses, et des changements progressifs comme la hausse des températures, du niveau de la mer ou la modification des pluies. Leurs suites touchent l'activité : approvisionnements rompus, transports bloqués, absentéisme, ressources qui se raréfient.
Ces risques touchent le modèle d'affaires lui-même. Une entreprise dont la marge repose sur une énergie fossile bon marché, sur des fournisseurs exposés ou sur des clients qui vont exiger des produits moins carbonés voit sa rentabilité, parfois son activité, remise en cause. Les investisseurs regardent la stratégie de réduction, et un fournisseur fragilisé par le climat fragilise ses clients. Les mêmes évolutions ouvrent des opportunités : une moindre consommation de ressources, une protection contre la hausse du prix des énergies fossiles, des produits et services nouveaux, des financements réservés aux activités moins émettrices.
Le plan de transition vise donc à réduire à la fois les émissions et ces vulnérabilités. Selon le niveau de maturité, la méthode demande une liste des risques et de leurs impacts (Initial), leur report sur la cartographie des flux pour faire apparaître les vulnérabilités propres à l'organisation (Standard), ou une analyse complète qui en quantifie les effets sur toute la chaîne de valeur (Avancé).
Le changement de modèle d'affaires part de ces dépendances : quelle part du chiffre d'affaires repose sur un flux exposé, ce que deviendrait l'activité si ce flux coûtait deux fois plus cher ou se raréfiait, quelle offre résisterait à un prix du carbone élevé, quel service pourrait remplacer la vente d'un produit.
Dans l'outil, l'écran Vulnérabilité chiffre ce qu'une hausse du prix des énergies fossiles ou une taxe carbone coûterait à l'organisation, rapporté à son chiffre d'affaires et à son résultat. L'écran Risques climat garde la trace de l'atelier d'identification, par famille : physique aigu, physique chronique, transition réglementaire, transition marché et technologie, transition réputation. Chaque risque s'y relie aux flux et aux sites qu'il menace, et la cartographie des flux montre alors les flux exposés : un flux très carboné, le gazole d'une flotte ou l'acier d'un produit, devient plus cher ou plus contraint à mesure que le carbone se paie. L'étude détaillée des aléas physiques d'un site se mène dans le module Adaptation.
Ce qu'on compte, et comment
Une émission se calcule en multipliant une donnée d'activité par un facteur d'émission. La donnée d'activité, c'est ce que l'organisation consomme ou fait : des kilowattheures, des litres de carburant, des tonnes de matière, des kilomètres. Le facteur d'émission, c'est la quantité de gaz à effet de serre associée à une unité de cette activité, établie par des travaux de référence.
Tous les gaz sont ramenés à une unité commune, l'équivalent CO2, en fonction de leur pouvoir de réchauffement sur cent ans. Une tonne de méthane pèse ainsi bien plus qu'une tonne de CO2.
À défaut de donnée physique, on peut partir d'un montant en euros et d'un ratio sectoriel. Cette approche donne un premier ordre de grandeur, mais elle est imprécise, car le résultat varie avec le prix payé et non avec la quantité consommée.
Les trois scopes
- Scope 1 : les émissions directes, ce qui brûle sur place ou dans les véhicules de l'organisation, et les fuites de gaz frigorigènes.
- Scope 2 : les émissions liées à l'énergie achetée, l'électricité, la vapeur, la chaleur et le froid, émis ailleurs mais pour l'organisation.
- Scope 3 : tout le reste de la chaîne de valeur, achats, transport de marchandises, déplacements des personnes, déchets, immobilisations, usage et fin de vie des produits vendus.
Dans la plupart des organisations, le scope 3 représente l'essentiel du total. Un bilan qui en omet une partie sous-estime donc nettement les émissions.
Le périmètre d'un bilan
Avant de collecter, un bilan fixe trois périmètres : organisationnel (quelles entités), temporel (quelle année), opérationnel (quelles sources d'émissions). Les choix se justifient, et se restituent avec les résultats.
Le périmètre organisationnel
Il dit quels établissements, équipements et installations entrent dans le bilan. La méthode Bilan Carbone® demande d'y inclure la totalité de ce que l'organisation exploite et utilise, quel que soit leur statut juridique : c'est l'approche dite du contrôle opérationnel, celle du bilan réglementaire. Tout autre choix se justifie. Le GHG Protocol et la norme ISO 14064-1 admettent deux autres approches : le contrôle financier, qui retient en totalité les entités dont l'organisation dirige les politiques financières, et la part du capital, qui retient chaque entité au prorata de la participation détenue, à la manière d'une consolidation des comptes. Un bilan peut aussi se restreindre à un site, un projet ou un événement, à condition de le dire et de le justifier. Quand plusieurs sites sont consolidés, une émission comptée par deux d'entre eux ne doit entrer qu'une fois.
Dans l'outil, l'organisation d'un client se décrit sur l'écran Organisation, en quatre niveaux au plus. Un bilan couvre un nœud de cet arbre et les sites cochés dessous, et un bilan consolidé additionne ses établissements à 100 %. La part détenue se saisit sur la fiche d'une entité, mais elle n'est pas appliquée au total : quand elle est inférieure à 100 %, la page du consolidé le signale.
Le périmètre opérationnel
Il dit quelles sources d'émissions sont comptées. Les émissions directes viennent de sources que l'organisation contrôle : sa combustion sur place et dans ses véhicules, ses fuites de fluides frigorigènes, ses procédés. Les émissions indirectes viennent des sources dont son activité a besoin : l'électricité achetée, les matières, les services, le transport de ses marchandises, les déplacements de ses salariés et de ses visiteurs, l'usage et la fin de vie de ce qu'elle vend.
La méthode Bilan Carbone® raisonne en dépendance au carbone. Tout flux d'énergie, de matière, de personnes, de produits ou de déchets qui influence l'activité, ou que l'activité influence, entre au périmètre, quel que soit celui qui en est juridiquement responsable : un flux carboné dont l'activité dépend est une vulnérabilité, et il faut le quantifier. Les visiteurs d'un musée venus de loin, ou le carburant consommé par les véhicules que l'on équipe, en font partie. Pour les produits vendus, la méthode range à part ce dont leur usage dépend sans qu'ils le consomment, en utilisation en dépendance, et l'écran Résultats montre le profil avec et sans elle.
La cartographie des flux, entrants, internes et sortants, sert à n'en oublier aucun. Dans l'outil, l'écran Cartographie des flux la tire des données du bilan, et un poste ouvert y figure dès le cadrage, avant toute donnée. Sa construction est décrite dans la méthode de calcul.
Ce qui entre, ce qui reste dehors
En niveau Initial, la méthode admet de ne retenir que les émissions indirectes significatives, à condition de couvrir toutes les émissions directes et au moins 80 % des émissions indirectes. En Standard et en Avancé, toutes les émissions directes et indirectes entrent. Une émission est significative si elle remplit au moins l'un des six critères de la méthode :
- son ampleur dans le total ;
- l'influence que l'organisation a sur elle, et les leviers d'action qu'elle lui laisse ;
- son poids dans les risques et les opportunités de l'organisation ;
- les lignes directrices de son secteur d'activité ;
- le fait qu'elle vienne d'une activité de base sous-traitée ;
- sa capacité à mobiliser le personnel.
Une source jugée non significative se justifie, se documente et se restitue avec les résultats.
L'outil ne décide d'aucune exclusion. Tous les postes du socle sont ouverts à la création d'un bilan ; en sortir un demande un motif écrit, affiché sur l'écran Configuration. Un poste ouvert et vide est rappelé par le bandeau des manques et par le contrôle de cohérence. Les seuils de l'outil servent à ordonner le travail : la worklist met en tête les lignes qui pèsent plus de 1 % du bilan ou plus de 10 % de la plus grosse ligne de leur catégorie, puis descend jusqu'à couvrir 80 % du bilan en niveau Initial, 100 % en Standard et en Avancé. Le détail est dans la méthode de calcul.
Ce qu'un bilan n'est pas
Un bilan est une estimation, construite à partir de données de qualité inégale et de facteurs moyens. C'est pour cela que chaque résultat porte une incertitude, et que deux bilans d'années différentes ne se comparent qu'à méthode et périmètre constants.
Le bilan montre où se concentrent les émissions. Les actions à mener se décident ensuite, par l'organisation, qui s'engage sur elles.
Émissions induites, évitées et séquestrées
La méthode Bilan Carbone® s'aligne sur la Net Zero Initiative, qui range l'action climat d'une organisation en trois piliers :
- A. Réduire ses propres émissions, directes et indirectes : les émissions induites, celles que le bilan mesure.
- B. Aider les autres à réduire les leurs : des produits ou services qui remplacent une solution plus carbonée chez les clients, ou le financement de projets de réduction hors de la chaîne de valeur. On parle d'émissions évitées.
- C. Développer les puits de carbone, naturels ou technologiques, dans la chaîne de valeur ou hors d'elle. On parle d'émissions séquestrées.
Les trois piliers se mènent de front et ne se combinent jamais : une émission évitée ou séquestrée ne s'additionne pas aux émissions induites et ne s'en soustrait pas. Une émission évitée se calcule par rapport à un scénario de référence, hypothétique par construction ; les émissions induites décrivent des flux réels. Les retrancher reviendrait à annoncer une réduction qui n'a pas eu lieu.
Le pilier A est prioritaire : c'est lui qui mesure la dépendance de l'organisation aux énergies fossiles et son exposition aux risques. Dans un plan de transition, l'ordre suit les piliers : réduire d'abord ses propres émissions, puis contribuer à l'évitement d'émissions hors de sa chaîne de valeur, et favoriser la séquestration en fin de démarche. La méthode place la compensation au plus bas de son échelle de pertinence des actions.
Les résultats d'un bilan ne portent que les émissions induites : aucune émission évitée ni séquestrée ne s'y soustrait, et l'outil ne produit aucun indicateur de neutralité ni de compensation. Un facteur d'émission négatif, qui retrancherait une émission évitée ou un stockage de carbone, reste visible dans les listes mais ne se pose sur aucune ligne.
Les émissions évitées et la séquestration se consignent à part, depuis l'écran Résultats, en quatre rubriques : évitées dans la chaîne de valeur, évitées hors de la chaîne de valeur, séquestrées dans le périmètre ou la chaîne de valeur, séquestrées hors de la chaîne de valeur. Chaque valeur porte sa méthode de calcul et sa source. Chaque rubrique a son total, et il n'existe pas de total général : rien ne s'additionne au bilan, ni d'une rubrique à l'autre.
Neutralité et contribution
Selon l'avis de l'ADEME sur la neutralité carbone, la neutralité n'a de sens qu'à l'échelle de la planète, ou des États engagés par l'Accord de Paris. Une organisation, un produit ou un service ne sont jamais « neutres en carbone » : une organisation contribue à la neutralité mondiale, par ses trois piliers, et la réduction de ses propres émissions reste son objectif premier.
La compensation, qui finance la réduction ou la séquestration d'émissions hors de la chaîne de valeur, garde une place, à utiliser avec parcimonie. Elle ne peut ni constituer le cœur d'un plan de transition ni se substituer à la réduction.
Les niveaux de la méthode Bilan Carbone®
La méthode se décline en trois niveaux de maturité. Le niveau se choisit au lancement, selon ce que l'organisation vise et les moyens qu'elle y met, et on peut viser directement celui qui correspond à ses objectifs. Chaque nouvelle démarche doit marquer un progrès, sans forcément changer de niveau.
- Initial : un premier Bilan Carbone®. Quelques équipes clés mobilisées, une première comptabilisation (toutes les émissions directes, au moins 80 % des indirectes), un plan de transition simple avec des objectifs à court terme. Il convient à une petite structure ou à une première démarche, notamment pour un bilan réglementaire ou un Diag Décarbon'Action.
- Standard : une comptabilisation exhaustive, un plan de transition complet et quantifié avec des objectifs à moyen terme, les parties prenantes internes et externes mobilisées. C'est le Bilan Carbone® tel qu'il s'est historiquement pratiqué, qui concerne la majorité des organisations, typiquement le renouvellement amélioré d'un premier bilan.
- Avancé : une comptabilisation approfondie des postes les plus significatifs, une analyse des risques et opportunités, une véritable stratégie de transition dont le bilan sert de pilotage, et une trajectoire à long terme.
Se réclamer d'un niveau suppose d'en respecter tous les critères. La méthode publie un questionnaire pour situer une organisation au lancement (section 1.1 de bilancarbone-methode.com), repris dans la page Questionnaire de maturité. Dans l'outil, le niveau visé se choisit à la création du bilan : il fixe l'objectif de couverture de la worklist, et ce que l'outil attend du plan d'action et de la mobilisation.
Les étapes d'une démarche
- Cadrer : choisir le niveau de maturité, nommer le pilote et l'équipe projet, organiser la gouvernance.
- Définir les périmètres : organisationnel, temporel et opérationnel, et identifier les risques et opportunités de transition.
- Programmer la mobilisation : sensibiliser, responsabiliser, co-construire, restituer, aux moments clés de la démarche.
- Comptabiliser : collecter les données d'activité, choisir les facteurs, estimer les incertitudes, dresser le profil d'émission.
- Établir le plan de transition : objectifs, actions de plusieurs catégories, trajectoire, indicateurs de mise en œuvre, de suivi et de performance.
- Restituer : présenter les résultats et le plan à la direction lors d'une restitution dédiée, remettre les livrables à l'organisation, déposer le profil d'émission anonymisé sur l'Observatoire de la Comptabilité Carbone en France, préparer le renouvellement.
- Faire évaluer le bilan par un évaluateur indépendant, étape facultative.
Les ressources pour embarquer les équipes, la direction et les fournisseurs sont réunies dans Mobiliser.
Un plan de transition complet
Un plan de transition combine des actions de nature différente. La méthode les range en cinq catégories, une action pouvant relever de deux :
- immédiates : à court terme, sans difficulté majeure, pour lancer le plan et motiver les équipes ;
- prioritaires : à court et moyen terme, sur les postes significatifs, celles qui réduisent fortement les émissions ;
- stratégiques : à moyen et long terme, sur la stratégie globale et le modèle économique, pour réduire la vulnérabilité carbone et économique de l'organisation ;
- d'amélioration de la démarche : mieux collecter pour réduire l'incertitude, monter en maturité, tirer les leçons de la mobilisation ;
- d'adaptation : faire face aux conséquences du changement climatique identifiées parmi les risques, pour la résilience de l'organisation.
Voici ce que chaque niveau attend. En Initial, des actions immédiates, prioritaires et d'amélioration de la collecte, un potentiel de réduction global quantifié, et une trajectoire jusqu'au prochain bilan, sur trois à quatre ans. En Standard, les cinq catégories, un potentiel quantifié au moins pour les actions immédiates et prioritaires, une trajectoire sur dix ans, et des indicateurs de performance suivis entre deux bilans. En Avancé, un panachage d'actions significatives et cohérentes entre elles, qui porte aussi sur certaines émissions évitées, le potentiel de chaque action quantifié, et une trajectoire sur trente ans.
La méthode classe aussi les actions de réduction par pertinence. En tête vient la réduction dans le cœur d'activité, puis dans la chaîne de valeur, puis hors d'elle ; plus bas, l'évitement par les produits vendus, le financement de l'évitement et la séquestration ; au plus bas, la compensation. Les actions les plus pertinentes doivent dominer le plan.
Dans l'outil, chaque action se range dans une ou deux de ces catégories. L'écran du plan montre la composition du plan, ce que le niveau de maturité du bilan attend et ce qui manque, et les postes lourds qu'aucune action retenue ne vise ; il propose aussi de fiabiliser les données lourdes et très incertaines, par des actions d'amélioration de la démarche. Chaque action vise une assiette de postes ou de natures d'achat, et les actions qui se recouvrent se composent. Une action de pilotage, de sensibilisation ou de gouvernance reste au plan sans gain inventé, avec le mode « Non quantifiable ».
Le gain d'une action peut se quantifier par simulation, effet rebond compris. Le Simulateur montre l'écart entre l'effet du plan et la trajectoire visée, sur le périmètre de la cible, et compare le plan aux trajectoires de référence, chacune sur son périmètre. L'écran Pilotage suit ensuite l'avancement de chaque action retenue et ses indicateurs de mise en œuvre, de suivi et de performance.
Au-delà du carbone
Le Bilan Carbone® mesure un seul impact, le climat. Une action qui réduit les émissions peut en dégrader un autre : on parle de transfert d'impact. Électrifier une flotte de véhicules demande des métaux pour les batteries ; remplacer un matériau par un matériau biosourcé sollicite des sols et des forêts, donc la biodiversité.
Une action peut aussi porter des co-bénéfices : moins de pollution locale de l'air quand les trajets en voiture diminuent, moins de déchets et de matières premières consommées quand la durée de vie des équipements s'allonge, une facture d'énergie plus basse.
La méthode invite à concevoir le plan de transition en considérant les atouts des démarches multicritères : le choix des actions se guide sur l'équilibre entre la réduction de l'empreinte carbone et d'autres indicateurs, environnementaux, économiques et sociaux. Quand l'enjeu le justifie, une analyse de cycle de vie multicritère chiffre ces autres impacts : eau, ressources, biodiversité, pollutions.
L'outil ne chiffre que les émissions de gaz à effet de serre. Sur la fiche d'une action, ses co-bénéfices et ses points de vigilance se notent par domaine : biodiversité et sols, eau, ressources et matières, air et pollutions locales, déchets, santé, emploi et social, chacun avec un commentaire. Le plan d'action les résume sur chaque action, pour qu'un transfert d'impact se discute en atelier.