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Méthode de calcul

Mis à jour le 26 octobre 2026

Ce document décrit ce que l'outil calcule, avec quelles données, quelles approximations et quelles règles. Il ne se substitue pas à la méthode Bilan Carbone®, publiée par l'Association pour la transition Bas Carbone (ABC), ni au Plan Carbone Général dont elle découle.

Unités et gaz couverts

Toutes les émissions sont exprimées en kilogrammes équivalent CO2, converties en tonnes seulement à l'affichage. L'équivalence entre gaz suit les pouvoirs de réchauffement global à 100 ans retenus par les bases de facteurs utilisées.

Les gaz du Protocole de Kyoto (dioxyde de carbone, méthane, protoxyde d'azote, hydrofluorocarbures, perfluorocarbures, hexafluorure de soufre) et le trifluorure d'azote sont couverts par construction des facteurs d'émission, publiés en équivalent CO2 tous gaz confondus.

Le tableur Bilan Carbone® publie, à côté de la valeur totale de chacun de ses facteurs, sa décomposition par gaz : dioxyde de carbone, méthane d'origine fossile et biogénique, protoxyde d'azote, autres gaz, et dioxyde de carbone biogénique à part. L'outil calcule en équivalent CO2, et garde pour ces facteurs la décomposition de leur part directe, celle de la combustion ou de la fuite. Les exports BEGES s'en servent pour détailler par gaz les émissions directes et l'énergie achetée (catégories 1 et 2) : CO2, CH4, N2O, autres gaz, et CO2 biogénique, publié hors du total.

La part indirecte qu'un facteur inclut (amont du combustible, pertes, fabrication) sort dans sa propre colonne. Une ligne dont le facteur ne porte pas de décomposition, l'électricité notamment, ou dont l'émission est fournie par un tiers, reste en équivalent CO2, et l'en-tête du fichier le dit. Le tableur range le total de l'électricité dans la colonne du CO2 par convention ; l'outil ne la reprend pas.

L'amont d'un combustible est compté à part de sa combustion. Le facteur d'un carburant ou du gaz de la Base Carbone® additionne les deux, alors que le tableur Bilan Carbone® ne met que la combustion en scope 1 et range l'amont dans les achats, au poste 4.1, comme le Plan Carbone Général pour l'extraction et le transport des combustibles. L'outil sépare donc la ligne en deux. La ligne de scope 1 garde la combustion, et une seconde ligne de scope 3, de même libellé et de même quantité, porte l'amont. Les exports la rangent en 4.1, et le total du bilan ne change pas.

La séparation se fait d'office au calcul d'un bilan en collecte ; elle se demande aussi dans la fiche d'une ligne, et « Réunir les deux lignes » la défait, sans qu'elle se refasse seule ensuite. Un bilan publié ou verrouillé n'est pas touché. Les deux lignes ne se modifient, ne se déplacent et ne se suppriment pas l'une sans l'autre, et la publication est refusée si la paire ne tient plus ensemble. Elle vaut pour les facteurs de source Base Carbone® et seulement dans les postes d'énergie, de déplacements professionnels, de visiteurs, de fret opéré et d'autres émissions directes. Restent entières les lignes reprises d'un tableur ou d'une comptabilité, les biens amortis, une émission fixée à la main, un poste terminé et les facteurs qui ne portent pas de décomposition, dont ceux du GLEC. Dans le poste Fret, une ligne se sépare une fois son sens et son mode posés. Une ligne en litres se sépare comme une ligne d'énergie. Pour une ligne en tonnes-kilomètres, la part indirecte du facteur (amont et, le plus souvent, fabrication des véhicules) va en 4.1. Le partage entre l'amont du carburant, au poste 4.1, et la fabrication des véhicules, au poste 4.2, n'est pas fait : la base ne garde pas les phases du tableur. Le 23 octobre 2026, 105 lignes de 49 bilans en collecte ont été séparées : 3 587 tonnes sont passées du scope 1 au scope 3, et la séparation n'a modifié aucun total.

Gaz hors Kyoto et traînées de l'aviation

Le référentiel porte aussi les gaz que le Protocole de Kyoto ne couvre pas et que la Base Carbone® publie : 41 facteurs de chlorofluorocarbures (CFC), d'hydrochlorofluorocarbures (HCFC), de halons et du mélange R502, chacun en kgCO2e par kilogramme émis, au pouvoir de réchauffement à 100 ans retenu par la base (1 960 pour le R22, 12 500 pour le R12). Ils se saisissent dans « Autres émissions directes », pour la fuite d'un équipement encore chargé de ces fluides ; les écrans les comptent en déchets, et ils entrent au total comme toute autre ligne.

Chaque facteur d'avion de la Base Carbone® existe en deux versions, avec et sans traînées de condensation : 44 paires dans le tableur V9.2. La version avec traînées ajoute à la combustion l'effet des traînées, que la base porte dans une composante à part ; elle vaut de 1,80 à 1,94 fois la version sans, 1,82 fois en valeur médiane. Le Plan Carbone Général rend la version avec traînées obligatoire pour un Bilan Carbone® et la recommande pour un bilan réglementaire.

Pour un bilan mené selon la méthode Bilan Carbone®, la version avec traînées passe donc en tête partout où un facteur se propose : la liste de choix, le facteur proposé d'un clic dans la liste de travail, Lia, et le choix du cabinet repris par le premier chiffrage. La version sans traînées reste choisissable, en fin de liste, avec sa raison ; une ligne qui la porte déjà le signale dans son détail. Pour un bilan réglementaire ou un inventaire GHG Protocol, les deux versions se proposent au même rang. La règle lit le nom du facteur : les facteurs de fret aérien du GLEC, qui ne comptent pas les traînées sans le dire dans leur nom, n'y sont pas soumis.

Dans l'export BEGES, celles de ces émissions qui relèvent des émissions directes figurent dans la colonne des autres gaz, comme le tableur Bilan Carbone® le fait par défaut, et l'en-tête du fichier le dit.

Ces décomptes ont été mesurés le 5 octobre 2026 sur le tableur V9.2, avec le code qui alimente le référentiel.

Calcul d'une ligne d'émission

Une ligne d'émission est le produit d'une donnée d'activité par un facteur d'émission. Aucun arrondi n'est appliqué au résultat. La donnée et le facteur doivent mesurer la même grandeur : quand leurs unités ne diffèrent que d'une échelle franche (gramme, kilogramme et tonne ; wattheure, kilowattheure, mégawattheure et gigawattheure ; litre et mètre cube ; euro et millier d'euros ; kilogramme-kilomètre et tonne-kilomètre), la quantité est convertie avant la multiplication, et la ligne garde l'unité de sa saisie. Toute autre différence d'unité empêche d'attribuer le facteur : la ligne reste sans facteur et remonte dans la worklist.

Les facteurs publiés en tonnes ou en grammes d'équivalent CO2 sont ramenés en kilogrammes avant multiplication. Tant qu'il n'est pas publié, le bilan est recalculé en arrière-plan après chaque série de modifications, à partir des données en base et des facteurs du référentiel, sans bouton à actionner (réglage activé pour les cabinets actuels). La publication est refusée tant que le calcul n'est pas fini, et la matrice de collecte, le dossier d'évaluation et les livrables l'attendent. Publié, il garde ses chiffres : ses données, ses choix et son calcul ne bougent plus, et une correction du calcul ou d'un facteur ne s'y applique qu'après sa réouverture, dont le motif, l'auteur et la date sont inscrits à son historique. Chaque publication, réouverture et republication y porte aussi le total du bilan à cet instant, relevé depuis le 25 octobre 2026, avec l'écart depuis le relevé précédent.

Une ligne dont le facteur a été choisi par le consultant n'est jamais réécrite par une proposition automatique. La proposition ne remplit que ce qui est vide.

Une émission peut aussi être fournie par un tiers : le bilan qu'un transporteur communique pour ses envois, l'attestation d'un prestataire. Elle se saisit dans le détail de la ligne, ou se reprend d'un fichier déposé quand une colonne porte ce chiffre, toujours avec sa source : sans source, elle est refusée. Elle remplace alors le calcul : la ligne ne porte plus de facteur d'émission, et le chiffre du tiers entre au total tel quel. Quand une ligne porte à la fois une quantité et un chiffre communiqué, le chiffre communiqué l'emporte, et le plan proposé au dépôt le dit avant validation. Reprise d'un fichier, l'émission reste à arbitrer dans la worklist ; saisie à l'écran, elle vaut arbitrage. La retirer remet la ligne à chiffrer.

Durées d'amortissement

Une immobilisation est comptée pour 1/n de son impact chaque année, n étant sa durée d'amortissement, tant qu'aucune année d'acquisition n'indique qu'elle est finie d'amortir. Une durée écrite sur la ligne l'emporte. Sans durée sur la ligne, l'outil prend celle que le Plan Carbone Général donne pour ce type de bien, lue dans le nom du facteur (7 ans pour les machines, milieu de la fourchette du Plan), et sa propre durée sinon, dont 10 ans pour le mobilier, que le Plan cite à 15. Cette table et celle du numérique ne valent que pour les lignes créées à partir du 25 octobre 2026 ; les lignes existantes gardent leur durée. Le matériel numérique prend la durée de vie moyenne du Plan selon son type (écran 6 ans, ordinateur fixe 6, ordinateur portable 5, imprimante 5, smartphone 2,5, tablette 3, serveur 5, baie de stockage 5, bandothèque 10), et 3 ans quand le type n'est pas connu. L'explication de la ligne dit d'où vient la durée. En BEGES, la durée comptable du bien est à saisir.

Intégrité des calculs

Le calcul de l'outil se compare au tableur Bilan Carbone® V9.2 de l'ABC sur trois cas tests fictifs : une PME de services en données physiques, un négoce qui mêle quantités et montants, un atelier avec des biens amortis, des changements d'échelle d'unité et des émissions communiquées par un tiers. Chaque cas est saisi comme le ferait un consultant, calculé par l'outil, versé dans un tableur vierge avec les mêmes facteurs, recalculé en entier, puis relu catégorie par catégorie et sous-poste par sous-poste.

Mesure du 6 octobre 2026 : l'écart est inférieur à 0,000001 % sur chaque catégorie de chaque cas, et chaque rangée du tableur retrouve le facteur et l'émission de l'outil. Le protocole, les cas et leurs calculs à la main sont consignés dans un procès-verbal, avec la commande qui rejoue la mesure.

Choix du facteur d'émission

Le premier jet pose un facteur sur une ligne qui n'en a pas, par le premier de ces chemins qui aboutit :

  • une règle apprise du cabinet, née de l'arbitrage d'un import comptable et toujours active, dont le libellé déclencheur figure dans celui de la ligne : confiance de 0,9 ;
  • le choix du cabinet : le même facteur, choisi par une personne pour le même libellé, dans le même poste et une unité compatible, dans au moins deux autres bilans du cabinet, et jamais un autre facteur pour ce libellé. Il doit aussi être le premier candidat que la méthode retient pour la ligne. Confiance de 0,85, et la ligne dit de quel bilan vient le choix ;
  • une correspondance d'unité : un seul facteur du poste porte l'unité de la donnée, et son libellé parle de la même chose que celui de la ligne. Confiance de 0,45 ;
  • à défaut, aucun facteur : la ligne remonte dans la worklist, avec le nombre de facteurs du poste qui lui répondent.

Un liquide nommé (vinasses, eau, effluents, lixiviats, boues, lisiers, digestats, moûts) ne reçoit pas un facteur de carburant, sauf si une personne confirme sur la fiche de la ligne qu'il s'agit bien d'un carburant. Pour les ratios en euros, la garde joue quand la ligne et le ratio disent tous les deux leur famille : un service (prestation, entretien, honoraires, formation) rapproché d'un ratio d'énergie, ou d'un ratio agricole sans mot commun avec la ligne, est retiré de la proposition ; rapproché d'un ratio de biens, ou d'un ratio agricole qui partage un mot avec la ligne, il arrive décoché, avec sa raison. Un bien rapproché d'un autre bien sur un mot accessoire n'est pas détecté.

Un avoir est une quantité négative. Il se compte en euros, au ratio de l'achat qu'il annule, et se déduit de la même catégorie. Placé sous un facteur qui ne compte pas des euros, il reste à zéro, et Lia ne verse pas un retour en quantité physique. Le plancher « jamais une catégorie négative » n'est pas appliqué au calcul : le contrôle de cohérence désigne la catégorie.

Rien de ce que pose le premier jet ne vaut arbitrage : la ligne reste non arbitrée tant qu'une personne ne l'a pas validée, et seul un choix validé ou fait à la main nourrit la mémoire du cabinet. Quand plusieurs facteurs du même poste partagent l'unité de la donnée, aucun n'est posé : départager deux candidats équivalents reviendrait à décider à la place du consultant. Les facteurs proposés pour une ligne sont toujours pris dans son poste : un facteur de fret ne se propose pas sur un achat, et un carburant ne se pose jamais sur le poids d'un bien.

Quand Lia lit un fichier déposé, le plan qu'elle propose n'attribue d'avance un facteur à une ligne que si deux conditions tiennent : le rapprochement entre le libellé de la ligne et celui du facteur atteint 80 % de confiance, et l'incertitude attendue de la ligne reste sous 50 %. Sinon la ligne entre sans facteur, et le facteur pressenti se propose dans la worklist. Un facteur nul ou négatif n'est jamais attribué d'avance. Pour l'électricité d'un pays nommé, c'est le mix de ce pays publié par Ember qui s'attribue, celui de la Base Carbone® à défaut.

Les unités sont comparées après normalisation typographique : pluriels, accents, abréviations (« t » pour tonne, « l » pour litre). Un kilomètre se précise en véhicule-kilomètre ou en passager-kilomètre quand le consultant choisit un facteur qui compte l'un ou l'autre, et la ligne prend alors l'unité du facteur. Restent refusés, parce que les confondre fausserait le résultat d'un facteur connu : une quantité par an contre une quantité (une tonne par an contre une tonne), un kilowattheure en pouvoir calorifique supérieur contre inférieur, un montant toutes taxes comprises contre un montant hors taxes, et deux comptages différents, comme le passager et le véhicule.

Un cabinet peut créer ses propres facteurs, réutilisables sur toutes ses missions. Leur valeur ne peut pas être négative.

Bases de facteurs d'émission

Le référentiel est commun à tous les cabinets. Chaque facteur porte sa source, son année, sa zone, sa licence et son incertitude, et les cinq critères de qualité quand la base les publie. Le Plan Carbone Général demande que la source de chaque facteur d'émission soit précisée, et l'outil la porte pour tous. Chaque facteur porte une version, et la base refuse un facteur sans version. Elle est établie quand une preuve existe : la valeur identique à celle d'un tableur Bilan Carbone® V9, un élément de la Base Carbone® publiée, ou l'import qui a créé le facteur. Un facteur saisi par un cabinet dit « Saisi par le cabinet le … ». Quand aucune preuve n'établit l'édition, le facteur porte « v1 », qui ne désigne aucune édition ; son commentaire garde d'où vient sa valeur. L'écran Référentiel FE donne le compte et les versions, source par source.

Une partie des facteurs a été reprise, en août 2026, des tableurs de bilans de clients : 28 portent la version de la V9 qui publie la même valeur, 145 celle que déclarait le tableur importé, et plus de 4 000 portent « v1 ». Sur les 100 qui pèsent le plus, 4 sont rattachés à un élément de la Base Carbone® ; pour 53 autres, le commentaire du facteur donne l'édition du tableur de client où la valeur a été vue, sans établir sa source.

Base Carbone® (ADEME)
Reprise des onglets de facteurs des tableurs Bilan Carbone® de l'ABC, versions V9.0 (avril 2025), V9.1 (novembre 2025) et V9.2 (avril 2026), qui fait référence ; les deux premières restent au référentiel pour les bilans qui y renvoient. Le tableur V9.2 en donne 5 427 facteurs. Les données de la Base Carbone® sont publiées sous Licence Ouverte ; le tableur lui-même, œuvre de l'association réservée à ses adhérents, n'est pas redistribué.
Base IMPACTS® 3.0 (ADEME)
Paquet du 25 août 2023, diffusé par l'ADEME dans la Base Empreinte® : 20 produits de nettoyage et d'hygiène, et 79 plastiques, caoutchoucs, colles, vernis et finitions, retenus pour leur indicateur de changement climatique, au kilogramme.
Base Empreinte®, base « Numérique » (ADEME)
40 jeux exportés le 25 septembre 2026 : équipements 2023-2025 (ordinateurs, écrans, smartphones, tablettes, téléviseurs, serveurs, réseau), centres de données et usages audiovisuels. Ils couvrent la fabrication, le transport et la fin de vie ; l'électricité consommée par un équipement se compte à part. Comme pour la Base IMPACTS®, leur mise à disposition s'appuie sur les conditions de diffusion de la Base Empreinte®, qui la permettent dans un outil pour des tiers et en interdisent la revente ; la licence propre à chaque jeu est reprise sur le facteur.
Open CEDA 2025 (Watershed)
Ratios monétaires de 400 secteurs pour onze pays et zones : France, Allemagne, Belgique, Pays-Bas, Italie, Espagne, Royaume-Uni, Suisse, États-Unis, Chine et reste du monde, soit 5 412 facteurs aux postes des achats et des immobilisations. Publiée le 11 novembre 2025 sous licence CC BY-SA 4.0 : la mention « CEDA by Watershed » accompagne tout calcul qui en dépend.
GLEC Framework v3.2 (Smart Freight Centre, octobre 2025)
383 valeurs par défaut du fret : maritime (classes de navires, routes de conteneurs), routier par région, ferroviaire, fluvial, aérien, plateformes logistiques. Chaque facteur cite sa source. Ces facteurs sont proposés et posés sur les lignes de fret des bilans. La licence soumet tout usage commercial à l'autorisation écrite de Smart Freight Centre, que Purple Pepper a demandée le 25 septembre 2026.
Ember, Yearly electricity data (publication du 15 septembre 2026)
Intensité carbone de l'électricité de 207 pays et zones, dont la moyenne mondiale et celle de l'Union européenne, à la dernière année complète, 2024 pour la plupart. Licence CC BY 4.0 : la mention « Ember » accompagne tout calcul qui en dépend.
Règles de la méthode Bilan Carbone®
Les facteurs qu'une règle de la méthode impose quand le référentiel n'en porte pas sous un nom lisible : un déchet recyclé, compté à 41 kgCO2e par tonne pour sa collecte, son transport et son stockage.
Facteurs repris des tableurs importés
Facteurs de bilans repris d'un tableur, hors bases de l'ADEME (réseaux de chaleur, fiches de fabricants, études sectorielles), avec leur source d'origine. Environ 700 d'entre eux, dont la valeur ne figure pas dans la Base Carbone® publiée, portent la mention « utilisé par Purple Pepper » dans leur libellé et leur source ; une partie reste classée sous la Base Carbone® à l'écran Référentiel FE, car leur clé de source n'a pas changé.
Facteurs d'un cabinet
Créés par un cabinet pour un besoin qu'aucune base ne couvre, réutilisables sur toutes ses missions, invisibles des autres cabinets.

Mentions de licence

Une mention exigée par une licence suit le facteur. Elle termine son libellé (« …, CEDA by Watershed », « Chine, Ember 2024 »), elle sert de nom à sa source dans les écrans, elle s'écrit en tête des exports réglementaires dès qu'une ligne en dépend, et elle figure à l'écran Référentiel FE comme dans les mentions légales.

Pourquoi ecoinvent n'est pas proposée

La base ecoinvent est diffusée sous licence payante, et chaque utilisateur qui en voit les valeurs doit détenir la sienne : un référentiel commun à plusieurs cabinets ne peut pas le garantir. Pour la même raison, les jeux de la Base Empreinte® qui viennent d'ecoinvent sont écartés : les conditions de l'ADEME ne couvrent leur mise à disposition dans un outil que pour les jeux qui n'en viennent pas.

Les vingt produits de nettoyage de la Base IMPACTS® ont été modélisés pour l'ADEME en 2017 sur des données d'arrière-plan d'ecoinvent 2.2. Ce sont des jeux de l'ADEME, publiés par elle, et ils restent proposés.

Note critique des bases complémentaires

La Base Carbone®, la Base IMPACTS® et la base « Numérique » de la Base Empreinte® sont publiées par l'ADEME. Open CEDA, le GLEC et Ember, versées le 25 septembre 2026, comblent des manques de la Base Carbone® ; chacune s'écarte de la méthode Bilan Carbone® sur des points à connaître avant de s'en servir. Quand la Base Carbone® couvre le besoin, elle reste le premier choix.

Open CEDA : ratios monétaires entrée-sortie

Un modèle entrée-sortie multirégional : pour chaque secteur et chaque pays, les émissions directes et indirectes de toute la chaîne amont, rapportées au dollar de production. L'outil les ramène au prix d'achat (coefficient acheteur-producteur du secteur, publié avec la base), en dollars 2024 (indice de prix du secteur), puis en euros (0,9201 € par dollar, taux 2024), par millier d'euros hors taxes : l'unité des ratios monétaires de la Base Carbone®. Ils servent aux achats faits à l'étranger, et découpent l'économie en 400 secteurs.

Un ratio monétaire suit le prix payé : deux fournisseurs d'un même secteur reçoivent la même intensité, et la méthode Bilan Carbone® ne l'admet qu'en dernier recours, part du bilan affichée et alerte au-delà de 20 %. Les secteurs suivent la nomenclature américaine (BEA), et y ranger un achat français demande une interprétation. La conversion est figée en euros 2024, sans correction d'inflation pour un bilan d'une autre année. Le classeur publié ne précise pas la série de pouvoirs de réchauffement retenue. Les notes de qualité sont calées sur celles des ratios de la Base Carbone® (représentativité technique et complétude « très mauvaise »), pour qu'un ratio d'Open CEDA ne paraisse pas plus sûr qu'un ratio de l'ADEME. Le calcul en tire une incertitude d'environ 110 % pour le facteur, celle qui s'affiche (voir Incertitude).

GLEC : fret

Les valeurs par défaut du cadre GLEC, aligné sur la norme ISO 14083 : le cycle complet du carburant, de l'extraction à la combustion, comme la Base Carbone® qui somme l'amont et la combustion, avec les pouvoirs de réchauffement du sixième rapport du GIEC. Elles apportent des valeurs par classe de navire, par route de conteneurs, pour les plateformes logistiques et pour le transport routier de plusieurs régions du monde.

Le cadre exclut la fabrication et l'entretien des véhicules et les infrastructures : ses valeurs ne se comparent pas terme à terme aux facteurs de la Base Carbone® qui comptent une part de fabrication. Il inclut des détours par convention : 15 % au maritime hors conteneurs, 5 % au routier, 95 km à l'aérien. Ses moyennes sont régionales : le rail électrique y vaut 0,0108 kgCO2e par tonne-kilomètre, contre 0,0047 pour le fret ferroviaire français de la Base Carbone®, parce qu'il repose sur l'électricité européenne. Pour un transport en France, la Base Carbone® reste la plus représentative. Sur le semi-remorque de 34 à 40 tonnes, l'écart est de 15 à 23 % (0,101 contre 0,082 à 0,088).

Ember : électricité par pays

L'intensité carbone de la production d'électricité de chaque pays, en cycle de vie : les facteurs médians publiés par le GIEC dans son cinquième rapport (2014), construction des centrales et amont compris. Ember donne un mix daté pour 207 pays et zones, sous une licence qui en permet l'usage commercial, là où une partie des pays n'a pas de mix dans la Base Carbone®.

Il décrit la production du pays, sans importations ni pertes en ligne : pour les 22 pays qui importent plus de 20 % de leur consommation, le commentaire du facteur le dit et sa représentativité technique descend à « moyenne ». Il ne se compare pas pays par pays aux mix de la Base Carbone®, qui ne portent pas d'année et semblent ne compter que la combustion : le rapport médian entre les deux est de 0,85, et 29 pays s'écartent d'un facteur deux. Les deux restent proposés côte à côte. Ember décrit le réseau d'un pays, donc une valeur location-based ; la valeur market-based d'un contrat se saisit à part (voir Scopes et nomenclatures).

Mise à jour des bases de facteurs

Les mises à jour relèvent de l'éditeur, Purple Pepper. Un responsable méthodologique décide de ce qui entre et quand, un responsable technique le réalise ; une évolution qui modifie un résultat demande ces deux validations, distinctes.

Une veille mensuelle suit l'ABC, la méthode, la Base Empreinte®, les textes du bilan réglementaire et chaque base versée ; une revue trimestrielle la complète, même quand rien n'est retenu. Une évolution critique est corrigée, ou compensée, sous 30 jours ; une évolution ordinaire sous 90 jours. Prochaine édition attendue : Open CEDA 2026, annoncée par son éditeur pour l'automne 2026.

Une édition nouvelle, qu'il s'agisse d'un tableur Bilan Carbone® V9.x, d'une publication d'Ember ou d'une version du GLEC ou d'Open CEDA, entre au référentiel à côté de la précédente. Un facteur auquel des bilans renvoient garde sa valeur, et un facteur qu'une édition ne publie plus reste au référentiel. Quand un facteur porte la version de l'édition dont il vient, elle se lit à l'écran Référentiel FE et dans les exports ; un facteur dont l'édition n'est pas établie porte « v1 », et son commentaire dit d'où vient la valeur. Le chargement passe par un script reproductible, avec l'empreinte du fichier source, et par des contrôles : unités, valeurs nulles, négatives ou aberrantes, doublons, licences, comparaison avec l'édition précédente.

Pour un bilan en cours, rien ne change sans décision. Faire passer ses lignes à l'édition nouvelle est un geste à part : il se mesure avant d'être fait (lignes et tonnes concernées, bilan par bilan), il ne touche pas un bilan publié et verrouillé, et chaque ligne déplacée en garde la trace dans son historique. Il s'annonce sur la page Nouveautés, avec son effet sur les bilans existants.

Exemple du 25 septembre 2026 : 908 facteurs portaient l'étiquette d'une version du tableur dont ils n'avaient pas la valeur. Chacun a repris sa vraie version, la valeur de la V9.2 est entrée au référentiel à côté, et 137 lignes de 15 bilans saisis dans l'outil sont passées au facteur V9.2, sur décision. Les bilans repris d'un tableur ont gardé la valeur du fichier de leur client.

Incertitude

L'incertitude suit une loi log-normale, comme le recommandent le Plan Carbone Général, le GHG Protocol et les bases de données d'analyse de cycle de vie. Elle est portée par un écart-type géométrique au carré, noté σ². L'intervalle d'une valeur E va de E ÷ σ² à E × σ² : il est asymétrique, ce qu'une loi normale ne sait pas représenter pour des grandeurs positives très dispersées.

Le σ² d'une donnée se construit sur les cinq critères de la matrice Pedigree (représentativité technique, géographique et temporelle, complétude, fiabilité), chacun noté de très mauvaise à très bonne. Chaque note vaut un coefficient, et les coefficients se composent quadratiquement. La représentativité technique pèse le plus lourd, la représentativité géographique le moins.

La qualité d'une donnée se note dans le détail de sa ligne, ou une fois pour toute une catégorie depuis l'écran Hypothèses, selon le type de la donnée (physique, comptable, extrapolée, statistique, approchée). La note d'une catégorie ne s'écrit que sur les lignes qui n'en portent aucune.

L'incertitude d'une ligne compose celle de la donnée d'activité et celle du facteur d'émission. Une donnée sans note, sur une ligne créée à partir du 25 octobre 2026, est notée « très mauvaise », comme dans le tableur de l'ABC ; un facteur sans note est noté « bonne ». Une telle ligne qui n'a ni l'une ni l'autre ressort donc à environ 153 %. Une ligne créée avant cette date garde l'ancienne règle : une donnée sans note y compte pour « moyenne », et la ligne ressort à environ 29,5 %. Ce défaut est à remplacer par une note dès qu'on en a une.

L'incertitude d'un facteur se tire de ses cinq critères quand il les porte, de l'incertitude publiée avec lui sinon, et à défaut de celle d'un facteur de bonne qualité, environ 12 %. C'est elle qui s'affiche : à l'écran Référentiel FE pour les facteurs du cabinet, et dans les exports pour le facteur de chaque ligne. La Base Carbone® publie aussi une incertitude à plat, en loi normale, qui peut s'en écarter : 80 % pour un ratio monétaire dont les critères donnent 129 %. Elle se lit en second, sous le nom de valeur publiée par la base, quand elle diffère.

Open CEDA, le GLEC, la base « Numérique », Ember et la Base IMPACTS® ne publient pas d'incertitude : leurs critères ont été posés à leur versement, d'après la documentation de chaque base, et le calcul en tire environ 110 % pour un ratio d'Open CEDA, 21 % pour le GLEC, 12 % pour la base « Numérique » et pour Ember (21 % pour un pays qui importe plus de 20 % de son électricité). Aucune autre valeur ne s'affiche pour elles.

Une émission fournie par un tiers ne se compose pas : quand le tiers annonce son incertitude, c'est elle qui vaut ; sinon la ligne garde l'incertitude de sa qualité de donnée, et jamais celle d'un facteur qu'elle n'emploie pas.

Une ligne de combustible séparée en deux, combustion et amont (voir Unités et gaz couverts), compte pour une seule source : les deux moitiés portent la qualité du facteur entier, et leurs termes s'additionnent avant d'être élevés au carré, ce qui revient à les tenir pour totalement corrélées. La paire rend ainsi l'incertitude de la ligne d'origine, et la séparation ne fait pas baisser celle du bilan. La corrélation entre le poste 1 et le poste 4.1 ne s'écrit pas dans la ligne de dépôt à l'Observatoire, qui recompose le total à partir des 22 postes.

L'incertitude d'un poste, et celle du bilan, agrègent celles de leurs lignes, pondérées par leur poids. Des erreurs indépendantes se compensent en partie : un poste sort en général moins incertain que ses lignes, et le bilan moins que ses postes. L'écran Résultats donne, pour le total et pour chaque poste, la qualification de l'incertitude selon les seuils de la méthode (très faible, faible, moyenne, forte, très forte), sa forme en pourcentage et les deux bornes de l'intervalle à 95 %, arrondies comme le total ; les bornes d'une ligne se lisent dans son détail et dans la matrice de collecte. Le résultat se lit en ordre de grandeur : les tonnes affichées sont arrondies pour ne pas suggérer une précision que le calcul n'a pas.

Les données à fiabiliser

Un poste est désigné à fiabiliser quand il pèse plus que le seuil individuel de la worklist (1 % du bilan par défaut, réglable par cabinet) et que son incertitude est qualifiée forte ou très forte, soit un écart-type géométrique au carré d'au moins 1,64 (± 64 %). Il l'est aussi quand l'une de ses lignes, à elle seule, pèse plus que ce seuil et reste aussi incertaine : l'agrégation rend un poste de nombreuses lignes moins incertain que chacune, et la ligne lourde reste à reprendre. Les lignes écartées du bilan ne comptent pas.

Ce qu'il faudrait collecter se déduit du type de la donnée : des quantités pour remplacer un montant en euros, une donnée réelle de l'organisation pour remplacer une donnée approchée, statistique ou extrapolée, la méthode du tiers pour une émission fournie. Pour une donnée physique, la part de la donnée d'activité dans l'incertitude de la ligne tranche entre une mesure plus complète et un facteur plus représentatif. Une seule règle désigne ces données : l'écran Résultats en compte les tonnes sous chaque poste, et le plan d'action les liste ligne par ligne, d'où elles deviennent, sur un clic, des actions d'amélioration de la démarche.

Seuils

La worklist classe les lignes à arbitrer par valeur d'information : le poids de la ligne dans le bilan multiplié par son incertitude. Une ligne entre dans la liste prioritaire si elle pèse plus de 1 % du bilan, ou plus de 10 % de la plus grosse ligne de sa catégorie, le critère de coupure de la norme ISO 14044. Si les lignes ainsi retenues ne couvrent pas l'objectif de couverture, la liste descend dans le classement jusqu'à l'atteindre.

Les deux premiers seuils se règlent par cabinet. L'objectif de couverture se fixe à la création du bilan selon son niveau de maturité, 80 % en Initial (le seuil d'ampleur du bilan réglementaire et de la norme ISO 14064-1) et 100 % en Standard et en Avancé, et se lit à défaut dans les réglages du cabinet. Il guide la worklist et ne bloque jamais une publication.

Deux autres seuils ne se règlent pas. La part du bilan chiffrée à partir de montants en euros déclenche une alerte au-delà de 20 %, valeur recommandée par la méthode Bilan Carbone®. Une ligne importée d'un tableur n'est considérée comme recalculable que si le produit de sa donnée par son facteur reproduit l'émission du fichier à 1 % près.

Approche monétaire

Un ratio monétaire multiplie un montant par une moyenne de secteur. Il suit le prix payé et rend le même résultat pour deux fournisseurs très inégaux. C'est la maille la plus grossière du bilan, et son incertitude le dit : environ 129 % pour un ratio de la Base Carbone®, qui en publie 80 %, et 110 % pour un ratio d'Open CEDA, tirées de leurs critères de qualité, avant la composition avec la qualité de la donnée (voir Incertitude).

L'outil distingue le ratio propre à un fournisseur, créé par le cabinet, de la moyenne de secteur issue d'une base publique. Deux jeux de moyennes sectorielles sont proposés, ceux de la Base Carbone® et ceux d'Open CEDA (voir la note critique ci-dessus). À l'import d'une comptabilité, chaque groupe d'écritures est orienté vers l'une de quatre décisions : chiffrage monétaire, collecte en donnée physique recommandée, poste déjà couvert par un collecteur physique, ou hors périmètre. Les charges de personnel internes, les impôts et taxes, les charges financières, les dotations et les débours refacturés sont hors périmètre ; le personnel extérieur, lui, est de la sous-traitance et se compte.

Toute décision issue de ce classement est proposée, jamais appliquée seule : le consultant valide, et une confiance inférieure à 0,7 force l'arbitrage.

Scopes et nomenclatures

Le scope d'une ligne vient de sa catégorie, ou de la catégorie parente la plus proche qui en porte un. Dans les écrans de restitution, une ligne dont le scope reste inconnu est comptée en scope 3, et l'écran affiche combien de lignes et combien de tonnes sont dans ce cas.

Ce repli est interdit dans les exports réglementaires : une ligne sans scope y sort avec un scope vide, et les lignes sans poste rattachable apparaissent sur une ligne « hors nomenclature » avec leur total. Un export dont la somme ne fait pas le bilan doit se voir.

Le scope 2 porte deux valeurs sur une même ligne. La valeur location-based applique le facteur moyen du réseau électrique ; c'est elle que somment les résultats, les exports et les livrables. La valeur market-based traduit le contrat d'énergie du client (garantie d'origine, mix résiduel du fournisseur, attestation) : le consultant la saisit en kgCO2e dans le détail de la ligne, avec sa source, sans laquelle elle est refusée. Une seule ligne porte les deux valeurs, pour que le scope 2 ne compte jamais deux fois, et la valeur market-based ne se saisit que sur une ligne de scope 2. Elle se lit dans le détail de la ligne et dans l'export GHG Protocol, qui donne le scope 2 dans les deux méthodes.

Dans les exports qui suivent la nomenclature réglementaire (BEGES, Diag, ligne de dépôt à l'Observatoire), les autres émissions directes se partagent entre les procédés, au poste 1.3, et les émissions fugitives, au poste 1.4 : une fuite de fluide frigorigène ou de halon va en 1.4, comme dans le récapitulatif réglementaire du tableur Bilan Carbone®. Le facteur décide quand il nomme un fluide, le libellé de la ligne sinon.

Dans ces exports, la catégorie de la ligne décide du poste dans plusieurs cas : le numérique en 4.5, la fabrication des véhicules en 4.2 et leur carburant en 1.2, les emballages en fin de vie en 5.3, l'amont de l'énergie en 4.1, une énergie hors du contrôle de l'entité en 6.1. Un service saisi dans les achats de biens se range en 4.5 dans ces trois exports (BEGES, Diag, ligne de dépôt à l'Observatoire) comme à l'écran Résultats d'un bilan BEGES ou GHG Protocol ; les dix postes du Bilan Carbone® le gardent dans les intrants, et aucun total ni aucun scope ne change.

Le fret se qualifie ligne à ligne : son sens (entrant, sortant, interne), son mode de transport et, pour un fret interne, l'indication opéré ou non, que la colonne propose aussi sur une ligne en litres. Un fret opéré par l'organisation relève du scope 1 pour sa combustion, l'amont du carburant allant en 4.1 ; sinon il reste en scope 3. Pour un fret non opéré, la réponse « supporté » (l'organisation paie le transport) le range en 3.1 du BEGES, « non supporté » (un tiers le paie) en 3.2. Sans réponse, la ligne reste en 3.1, et un bilan mené en méthodologie BEGES n'exporte ni son BEGES ni sa ligne OCCF tant qu'elle manque : le tableur Bilan Carbone® contrôle lui-même cette caractérisation. Pour un autre bilan, l'export part avec un avertissement. Le poste Fret ne se termine et le bilan ne se publie qu'une fois le sens, le mode et l'indication opéré ou non posés ; la réponse « supporté ou non » ne bloque ni l'un ni l'autre. Une ligne lue avec certitude dans un tableur Bilan Carbone® importé arrive qualifiée.

Dans les dix postes de la méthode (écran Résultats, rapport, cartographie, cibles par poste, dossier de l'évaluateur), une fuite de fluide frigorigène reste en « Autres émissions directes », comme dans le tableur Bilan Carbone®. Dans ces mêmes postes, l'usage d'un véhicule saisi dans les véhicules (trajets, carburant) est compté en Déplacements, sa fabrication amortie en Immobilisations, et la fin de vie d'un emballage ou d'un produit vendu saisie dans les déchets est comptée en Fin de vie.

L'utilisation en dépendance

La méthode Bilan Carbone® sépare, dans le poste Utilisation, l'utilisation en responsabilité, ce que le produit consomme ou émet lui-même en usage, de l'utilisation en dépendance, ce dont son usage dépend sans qu'il le consomme : pour un fabricant de phares, l'électricité du phare d'un côté, le carburant du véhicule de l'autre. Les deux appellent des actions différentes, et la méthode recommande de présenter le profil avec et sans la seconde.

Le sous-poste se règle sur la consommation d'un produit vendu, dans l'écran Utilisation, qui le recopie sur les lignes déjà versées, ou sur la ligne elle-même, dans son détail. Il ne vaut que dans le poste Utilisation. L'écran Résultats propose alors les deux vues ; la vue sans retire ces lignes avant tout calcul, incertitude comprise, et son total s'intitule « Total sans l'utilisation en dépendance ». Les exports réglementaires gardent toujours le profil complet.

Cartographie des flux

La méthode demande de cartographier les flux entrants, internes et sortants de l'organisation : énergie, matières, personnes, produits et déchets. L'outil la tire des données du bilan, sans rien redemander. Chaque ligne se range sous le poste de la méthode qui la porte, comme sur l'écran Résultats, puis dans un flux, en trois colonnes rangées comme la trame Diag de Bpifrance. Entrants : achats de biens et de services, immobilisations, fret entrant, trajets domicile-travail et déplacements des visiteurs. Internes : les émissions directes des sites (énergie des bâtiments, procédés, fuites) et le fret entre les sites. Sortants : déplacements professionnels, déchets produits, fret sortant, utilisation et fin de vie des produits vendus. Ce rangement est une proposition : le consultant déplace un flux d'une colonne à l'autre, et la carte garde la trace de ce que l'outil proposait.

Le sens du fret se lit dans la qualification de la ligne ou, à défaut, dans sa catégorie ; sans l'un ni l'autre, le flux s'appelle « Fret, sens non précisé » et se range parmi les entrants, comme le transport payé par l'organisation dans le bilan réglementaire. Un poste ouvert sans donnée figure sur la carte dès le cadrage, marqué « Sans donnée ». La quantité d'un flux ne s'affiche que si toutes ses lignes sont dans la même unité. La carte totalise le bilan : les lignes qu'aucun poste de la méthode ne range sont présentées à part, à placer.

Le consultant renomme un flux, le change de colonne ou de nature, l'annote, ou ajoute un flux que les données ne portent pas, l'eau d'un procédé par exemple ; ce que l'outil proposait reste écrit sous le flux. Un flux qui porte des émissions ne se masque pas. Les risques de l'atelier Risques climat se relient aux flux et aux sites qu'ils menacent, et la carte montre les flux exposés.

Plan d'action et trajectoires

Une action porte une assiette : l'ensemble des émissions du bilan qu'elle réduit. Un gain chiffré sans assiette est refusé, parce qu'il ne se convertit ni en tonnes ni en comparaison avec le poste visé.

L'assiette se compose de postes du bilan, de natures d'achat, ou des deux. La nature d'achat dit ce qu'une ligne achète, parmi 22 familles de biens et de services ; sur une ligne chiffrée en euros, elle se lit dans le facteur retenu. Le calcul découpe les émissions en cellules, un poste et une nature chacune, et une cellule entre dans l'assiette si son poste ou sa nature est visé : une ligne atteinte par les deux chemins ne compte qu'une fois. Les livrables de restitution lisent la nature d'achat ; les exports réglementaires ne la lisent pas.

Le potentiel d'une action est converti en centibels, selon la formule du Plan Carbone Général : cent fois le logarithme décimal de un plus le taux de réduction (−20 % valent −9,7 cB). Deux actions portant sur la même assiette se composent : la seconde s'applique à ce que la première a laissé. Sans cette règle, un plan peut annoncer une réduction supérieure au poste qu'il vise ; un cas réel du portefeuille annonçait 169,8 % de réduction par simple addition, contre 83,3 % une fois composé.

Chaque action se range dans une ou deux des cinq catégories de la méthode : immédiate, prioritaire, stratégique, amélioration de la démarche, adaptation (voir Comprendre). La composition du plan range chaque action sous sa première catégorie seulement, pour que le tableau totalise son total, la somme brute des réductions retenues. Elle se compare à ce que le niveau de maturité du bilan attend : des actions immédiates, prioritaires et d'amélioration de la démarche au niveau Initial, les cinq catégories aux niveaux Standard et Avancé. Une catégorie attendue est couverte dès qu'une action retenue la porte, en première ou en seconde ; sans niveau renseigné, la comparaison se fait au niveau Initial. L'écran nomme aussi les postes d'au moins 5 % du bilan qu'aucune action retenue ne vise.

Les actions existantes arrivent « à classer ». Une catégorie se propose quand le nom de l'action la désigne sans ambiguïté (la donnée ou le suivi du bilan, une conséquence du changement climatique, la sensibilisation des équipes), et ne s'écrit qu'au clic. Aucune règle ne départage une action immédiate, prioritaire ou stratégique, question d'horizon et d'ampleur que le consultant tranche. Les données à fiabiliser (voir Incertitude) se proposent comme actions d'amélioration de la démarche, sans gain d'émissions.

L'avancement d'une action retenue (à programmer, programmée, lancée, en cours, finalisée, abandonnée) se suit à part de son arbitrage ; la date et l'auteur de chaque changement sont posés par le serveur. Ses indicateurs suivent les trois natures de la méthode : mise en œuvre, un jalon atteint à une date ; suivi, la donnée d'activité que l'action fait bouger, avec sa valeur de départ et sa cible ; performance, l'impact carbone constaté, en tonnes, par salarié ou par million d'euros de chiffre d'affaires. La valeur de départ d'un indicateur de performance se calcule sur les émissions que l'action vise dans le bilan, ou sur le bilan entier si elle ne vise rien ; sa cible, quand l'action est chiffrée, sur la réduction qu'elle annonce.

Le gain d'une action peut se quantifier par simulation, sur les lignes du bilan qu'elle touche : on fait varier la donnée d'activité, en pourcentage ou par une nouvelle valeur, et au besoin on remplace le facteur d'émission. Ligne par ligne, les émissions après valent les émissions avant, multipliées par la variation de l'activité et par le rapport du facteur de substitution au facteur actuel. Le gain brut est la différence ; le gain net retire la part reperdue par effet rebond, qui ne s'applique qu'à une baisse. Le scénario de référence est le bilan tel qu'il est, à activité inchangée. Une émission fournie par un tiers suit la variation de l'activité, jamais un facteur de substitution. Une ligne dont l'émission n'est pas le produit de sa donnée par son facteur, un bien amorti notamment, dont la part annuelle dépend du facteur, suit elle aussi la variation de l'activité sans prendre de facteur de substitution. Retenu, le gain net devient la réduction attendue de l'action, en tonnes, et se compose avec les autres actions comme toutes.

La trajectoire applique la même composition dans le temps, poste par poste, selon un profil de déploiement linéaire, par palier ou en courbe en S, et tient compte d'une hypothèse de croissance de l'activité.

L'objectif d'une trajectoire porte sur un périmètre : l'ensemble du bilan, les scopes 1 et 2, le scope 3 ou, pour un bilan mené selon la méthode Bilan Carbone®, un de ses postes. Il s'exprime en valeur absolue ou en intensité, par million d'euros de chiffre d'affaires ou par équivalent temps plein ; en intensité, le dénominateur suit la croissance de l'activité. Le gain d'une action se calcule toujours sur toute son assiette, puis se lit sur le périmètre de l'objectif. Les lignes dont la catégorie ne porte pas de scope comptent en scope 3, comme dans les résultats. Les lignes sans catégorie, qu'aucune action ne peut viser, restent hors du simulateur, et l'écran les compte. La fresque, le dossier du bilan et les messages de communication qui citent la cible disent ce qu'elle couvre : « une baisse de 42 % des émissions des scopes 1 et 2 », ou « du scope 3 », ou « par ETP ».

Chaque trajectoire de référence se compare au scope qu'elle couvre. Ce sont trois droites, calculées depuis l'année du bilan selon la contraction linéaire de la norme net zéro V2.0 de la SBTi (juin 2026) : chacune descend des émissions de l'année du bilan jusqu'à sa valeur résiduelle, à l'année de zéro net. Au scope 1, zéro en 2050. Au scope 2, zéro en 2040, année retenue par la SBTi pour l'électricité achetée dans les économies avancées, dont la France ; elle retient 2045 ailleurs. Au scope 3, environ 11 % d'émissions résiduelles en 2050, d'après la trajectoire intersectorielle (−89 % entre 2020 et 2050 pour les économies avancées). Ce résiduel s'applique aux émissions de l'année du bilan, comme le prévoit la méthode de la SBTi ; les fiches de trajectoires sont encore en consultation publique. Ce sont des repères de rythme ; ils ne valent pas validation d'une cible, et aucune référence publiée ne couvre un poste seul.

À l'ouverture du simulateur, la cible proposée est ce que les trois droites retirent à l'horizon choisi sur l'ensemble du bilan, chacune sur les émissions de son scope. Le graphique trace la SBTi en comparaison : sur plusieurs scopes, la somme de leurs droites, qui se brise à l'année où l'une atteint son résiduel ; sur un seul, la sienne.

Contrôle de cohérence avant publication

Le contrôle de cohérence relit le bilan entier pour repérer les erreurs d'ordre de grandeur qu'aucune ligne ne trahit seule. Il est proposé sur l'écran Publication et dès que tous les collecteurs sont terminés, sans jamais être imposé. Il ne corrige rien : chaque constat désigne ses lignes et dit quoi vérifier, et la personne corrige ou juge que la ligne est juste.

Un premier étage applique des règles fixes, qui tournent toujours :

  • une ligne hors de proportion, selon le contrôle de vraisemblance de la worklist. Suffisent seuls une quantité hors de tout ordre de grandeur pour l'effectif et un montant de plus du double du chiffre d'affaires. Ne comptent qu'avec un second critère une seule ligne au-delà de 3 kgCO2e par euro de chiffre d'affaires ou de 1 000 tonnes par salarié, et une quantité 1 000 fois la médiane des lignes de même poste et de même unité, ce dernier suffisant aussi sur une ligne qui fait au moins 30 % du bilan ;
  • une quantité au moins 1 000 fois la médiane des autres lignes chiffrées par le même facteur (quatre lignes au moins), sur une ligne qui pèse au moins 1 % du bilan ;
  • le bilan entier rapporté à l'effectif, à partir de 250 tonnes par salarié ou sous une tonne, et au chiffre d'affaires, à partir de 2 kg par euro ou sous 20 g ;
  • des achats chiffrés en euros, hors immobilisations, qui dépassent 1,2 fois le chiffre d'affaires ;
  • des lignes identiques (même libellé, même quantité, même unité, même facteur) dans deux postes, ou exactement deux fois dans un poste où rien ne se répète d'ordinaire ;
  • un écart avec l'exercice précédent du même client, à périmètre et entité identiques : total multiplié ou divisé par 2,5, poste multiplié ou divisé par 4, poste apparu ou disparu, dès qu'il pèse 5 % du bilan ;
  • du fret sans sens, sans mode ou sans réponse « supporté ou non », compté par bilan avec ses tonnes, que la publication ou l'export BEGES refuseront ;
  • des quantités collectées qui n'entrent pas dans le total, et des postes ouverts restés vides ;
  • des lignes d'exemple restées dans un fichier de collecte, une même quantité sous deux libellés, un tableau versé deux fois, et une énergie ou un mode de transport que le facteur contredit ;
  • un avoir sous un facteur qui ne compte pas des euros, un avoir sans achat correspondant, une catégorie dont le total est négatif, un carburant sans consommation quand un liquide nommé est en cause ;
  • des masses d'intrants et de fret qui diffèrent d'un facteur cinq (pour les masses en kilos et en tonnes seules : le fret en tonnes-kilomètres ne se lit pas), et une installation renouvelable comptée avec l'énergie qu'elle produit.

Les points relus qui n'appellent rien (salaires absents des achats, un seul facteur par libellé, unités compatibles, doublons) se listent sous les alertes. L'exhaustivité se dit à part de l'incertitude et de la couverture : l'écran Résultats et la worklist comptent les postes de collecte ouverts qui ne portent aucune ligne. Un bilan presque vide peut afficher 99 % de couverture.

Une ligne qui fait à elle seule au moins 25 % du bilan est nommée, pour information : la part seule ne signale jamais une erreur, le carburant d'un transporteur pèse légitimement l'essentiel de son bilan.

Le second étage est une relecture par Lia, qui reçoit le bilan et ce que les règles ont trouvé, et cherche ce qu'une règle ne voit pas : un facteur sans rapport avec l'activité, un poste attendu pour le secteur et absent. Quand le cabinet a coupé l'assistante ou atteint son plafond de dépense, seules les règles tournent, et l'écran le dit. Chaque passage est conservé avec l'empreinte du bilan relu : chaque ligne, sa catégorie, son facteur et son émission, l'effectif et le chiffre d'affaires. Une ligne ajoutée, retirée, recatégorisée ou chiffrée autrement, un effectif ou un chiffre d'affaires modifié, et l'écran Publication signale que le bilan a changé depuis. Une relecture ne vaut pas validation de méthode, et « aucune erreur repérée » ne dispense pas de la revue du consultant.

L'appellation « Bilan Carbone® »

« Bilan Carbone® » est une marque de l'Association pour la transition Bas Carbone, réservée aux structures qui en détiennent la licence. L'outil n'écrit cet intitulé que si trois conditions tiennent : le bilan est mené selon la méthode Bilan Carbone®, le cabinet qui suit le client a déclaré sa licence dans ses paramètres, et le contrôle de cohérence a été lancé sur l'état actuel du bilan sans laisser en l'état de ligne relevée comme probablement fausse. Publier le bilan après ce contrôle vaut validation de ces lignes ; un bilan publié sans contrôle se rouvre pour être contrôlé.

Tant qu'une condition manque, le rapport, la synthèse, les messages de communication et les exports gardent le même contenu sous l'intitulé « Bilan des émissions de gaz à effet de serre », « Bilan GES » dans le nom des fichiers : le titre et les mentions de la marque dans les documents, l'en-tête et le nom de l'export au format Bilan Carbone®, la version de la méthode dans l'export Diag, le dossier remis à un évaluateur. L'écran Livrables nomme ce qui manque. Le calcul, les écrans et l'accès aux livrables ne changent pas. Un bilan réglementaire ou un inventaire GHG Protocol ne porte jamais cet intitulé. Les noms de sources (« Tableur Bilan Carbone® v9.2 » comme version d'un facteur) et les intitulés de colonnes des formats officiels restent écrits tels quels : ils citent une source, ils ne qualifient pas le bilan.

Les exports et le cadre qu'ils suivent

Les exports réglementaires et le Diag disent en tête de fichier l'approche de consolidation : le contrôle opérationnel. Un bien loué y est compté comme un bien acheté, et le poste 4.4 du BEGES, le leasing amont, reste vide (Plan Carbone Général, partie sur les immobilisations).

Les immobilisations sont comptées pour 1/n de leur impact par an, n étant la durée d'amortissement, tant que rien n'indique qu'un bien est fini d'amortir. Une année d'acquisition renseignée arrête le décompte à la fin de la durée. Cette hypothèse est écrite en tête de chaque export concerné : l'année d'acquisition manque encore sur la quasi-totalité des biens, et la règle « totalement amorti » ne joue donc que sur ceux qui l'ont.

Le recyclage d'un déchet se compte selon le cadre de l'export. En Bilan Carbone® et en GHG Protocol, l'émetteur du déchet ne porte que la collecte, le transport et le stockage, soit 41 kgCO2e par tonne : la régénération de la matière revient à qui utilise la matière recyclée (guide de l'ABC ; chapitre 5 du Technical Guidance du GHG Protocol, « recycled content method »). La réglementation BEGES et la norme ISO 14064 attribuent au contraire l'impact du recyclage à l'émetteur du déchet, avec le facteur complet. Les exports BEGES, Diag et OCCF d'un bilan, quelle que soit sa méthode, recalculent donc les lignes à 41 au facteur complet de la même fiche de la base, quand elle se retrouve sans choisir entre plusieurs facteurs, et disent en tête combien de lignes sont recalculées, de combien le total diffère de l'écran, et combien restent à 41 faute de facteur identifiable. Le détail ligne à ligne garde la valeur du bilan en regard.

Dans l'export Bilan Carbone®, les lignes posées sur un facteur « fin de vie moyenne » sont signalées en tête : la méthode ne les admet pas, et le chiffre exporté reste celui du bilan, à reprendre ligne à ligne.

L'export GHG Protocol d'un bilan mené autrement recompte les immobilisations comme le GHG Protocol : tout l'impact l'année d'acquisition, rien les autres années (Technical Guidance, catégorie 2, encadré 2.1). Il refuse de sortir tant qu'un bien amorti n'a pas d'année d'acquisition, et tant qu'une ligne vient de l'état des immobilisations ou d'un tableur, qui ne portent qu'une annuité : tout compter l'année du bilan ou ne rien compter donnerait un chiffre faux sous un en-tête conforme. Les déplacements de visiteurs et de clients et l'utilisation en dépendance, que le GHG Protocol ne compte pas, sont retirés du fichier, quelle que soit la méthode du bilan : le total retiré et le total restant s'écrivent en tête. Le scope 2 ne porte que la valeur location-based.

Consolidation et comptages multiples

Un bilan consolidé ne porte aucune ligne propre : il résout ses bilans sources au moment du calcul.

Un même flux peut entrer deux fois dans un bilan. L'écran « Alertes doubles comptes » de la collecte le cherche selon neuf règles : des lignes identiques dans deux postes ; la flotte comptée en véhicules et en déplacements professionnels ; le même carburant en énergie et dans un poste de transport ; du carburant en litres face aux kilomètres de la flotte ; de l'électricité mesurée hors du poste Énergie, pour un serveur ou une borne de recharge, quand l'énergie porte celle du site ; des trajets domicile-travail comptés par questionnaire et par une autre source ; les mêmes tonnes d'une matière en déchets et en fin de vie ; des déplacements et du fret qui nomment le même transport ; des comptes d'achat du grand livre face aux quantités saisies. Ses seuils sont ceux du dépôt de fichiers et du contrôle de cohérence.

Chaque alerte nomme ses lignes, ce que le bilan compterait de trop si c'était un doublon, et ce qu'il faut vérifier ; au-delà de 2 % du bilan, elle est à vérifier, en deçà pour information. Rien n'est retiré : deux flux voisins peuvent être justes tous les deux. Sur un consolidé, chaque établissement se compare à lui-même. L'écran dit aussi ce qu'il ne détecte pas, à vérifier à la main : les flux entre deux entités d'un même client, l'électricité des terminaux comprise dans les facteurs d'usages numériques, les services du grand livre saisis aussi en euros à la main, un questionnaire déposé en fichier face à une saisie.

Un bilan consolidé additionne ses établissements à 100 %. La part du capital détenue se saisit sur la fiche d'une entité, mais elle n'est pas appliquée au total : quand une entité du consolidé porte une part inférieure à 100 %, la page du consolidé le signale, pour qu'un total non pondéré ne passe pas pour un total pondéré. Un établissement peut être exclu du consolidé, avec un motif ; il n'est jamais extrapolé, son motif reste affiché, et le périmètre se fige quand le bilan est verrouillé. Le consolidé additionne ses établissements à la lecture : il se publie une fois ses établissements retenus publiés, et l'un d'eux ne se rouvre qu'une fois le consolidé rouvert, pour que ses chiffres ne bougent pas après sa publication.

Un produit vendu porte toute sa durée de vie dans le bilan de l'année de vente. Un produit loué ne porte que la période couverte par le bilan, sur le parc moyen. Confondre les deux multiplie ou divise le poste par la durée de vie sans qu'un total invraisemblable le signale.

Ce que l'outil refuse de faire

  • Retrancher du bilan des émissions évitées ou séquestrées. Les trois piliers de la Net Zero Initiative se comptent séparément (voir Comprendre) : un cabinet ne peut pas créer de facteur négatif, et aucun indicateur de neutralité ou de compensation n'est produit. Le tableur Bilan Carbone® V9.2 porte 31 facteurs négatifs : 28 émissions évitées par le recyclage, exprimées par tonne « évitée », que l'outil n'applique pas à une quantité en tonnes, et 3 stockages de carbone par changement d'affectation des sols. Aucun n'est attribué d'office, ni par Lia ni par le premier chiffrage automatique, et aucun ne se choisit : ils restent visibles en fin de liste avec leur motif, chaque geste qui pose un facteur choisi sur une ligne les refuse, et la base de données refuse de les poser quel que soit le chemin. Une empreinte de recyclage ou un mix électrique saisis à la main dans l'inventaire des produits vendus se saisissent en positif. Un tableur importé qui retranchait une ligne par un facteur négatif garde la valeur de son fichier : la ligne est signalée à l'import et remonte dans la worklist, à reprendre. Une émission évitée ou un stockage de carbone se consigne à part, dans le bloc « Émissions évitées et séquestrées » de l'écran Résultats, par pilier, avec sa méthode et sa source ; ces valeurs ne s'additionnent ni au bilan, ni entre piliers.
  • Appliquer un facteur « fin de vie moyenne » à un bilan mené selon la méthode Bilan Carbone® : ces facteurs incluent l'impact de la régénération de matière, qui revient au producteur du matériau recyclé. Celui qui met le déchet au rebut compte sa collecte, son transport et son stockage, soit 41 kgCO2e par tonne (guide de l'ABC), avec un facteur dédié proposé en tête.
  • Convertir une unité vers une autre quand la conversion engage une hypothèse de méthode.
  • Remplir une valeur manquante par un défaut silencieux. Une durée de vie absente laisse la ligne hors du calcul, et l'écran dit pourquoi.
  • Compter une fin de vie sur un produit loué, qui revient au loueur, ou sur un produit détruit à l'usage.
  • Écrire quoi que ce soit sur proposition de l'assistante sans validation explicite du consultant.

Ce qui reste à la charge du consultant

L'outil produit un premier jet et des aides à la décision. Le choix d'un facteur d'émission, la définition du périmètre organisationnel et opérationnel, la justification des exclusions, la qualification des données et la validation des résultats restent des actes méthodologiques du consultant, dont il porte la responsabilité professionnelle.

Les exports produits par l'outil sont des données structurées selon une nomenclature ; ils ne valent pas conformité à un dispositif réglementaire, dont l'appréciation revient à l'organisme concerné.

La page Nouveautés indique, pour chaque évolution de l'outil, si elle déplace les résultats de bilans déjà saisis. Un défaut de calcul se signale depuis l'outil ; la procédure et le registre des corrections passées sont sur la page Signaler et suivre un défaut de calcul.